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Libertinage : L'origine du Libertinage
Posté par coincoin le 7/1/2007 10:13:00 (1869 lectures) Articles du même auteur
Libertinage

L'origine du Libertinage


Le libertinage est, ? l'origine, une philosophie d?coulant des doctrines du philosophe grec ?picure qui ont ?t? d?crites d?s l'Antiquit? Grecque. Le moins que l'on puisse dire est donc qu'il ne s'agit pas d'une id?e r?cente.

?picure pr?nait essentiellement la libre-pens?e en disant ? au-del? des lois et des r?gles connues de tous peut se trouver la v?rit?, l'innovation. Arr?ter ses pens?es ? ces seules r?gles et lois est donc une erreur ?. L'histoire lui donne probablement raison, puisque ce sont ceux qui ont refus? de croire comme vrai tout ce qui ?tait connu ? une ?poque donn?e qui sont aujourd'hui consid?r?s comme les plus grands philosophes, penseurs, artistes, scientifiques ou inventeurs de tous les temps !


Certains disciples d'?picure sont all?s plus loin encore en pr?tendant que les lois, les r?gles applicables en soci?t?, les fondements religieux ?taient, pour eux, autant de carcans qui limitaient leur pens?e. C'est de cette branche ? dissidente ? que sont n?s les fondements de ce qui aujourd'hui appel? libertinage.

Le terme ? libertinage ? est en fait emprunt? au latin libertinus , l'affranchi, que le droit romain opposait ? l'homme libre. Et le terme appara?t pour la premi?re fois en fran?ais sous la plume de Calvin qui d?signe alors des dissidents issus des sectes protestantes du nord de la France. Il leur reproche de tenir les religions r?v?l?es pour des impostures humaines, de soutenir qu'il n'est de morale que celle de la nature, et d'interpr?ter ? leur gr? la parole sacr?e, ce qui est en fait le reflet exact de la philosophie ?picurienne. Non contents de blasph?mer de la sorte, ils pratiquent encore une scandaleuse libert? de m?urs reposant sur la n?gation du p?ch? et compl?tent cet anarchisme moral par l'appel ? la communaut? des biens. Ces premiers libertins fran?ais le sont donc ? la fois sur le plan intellectuel et sur le plan des m?urs. Le d?viationnisme religieux se voit ainsi tr?s t?t associ? ? la d?pravation des comportements et ? la promiscuit?, voire m?me ? des tendances anarchistes redoutables ? l'ordre social. Le sens s'?largissant rapidement, libertin et ath?e ne tardent pas ? devenir synonymes. Ath?es et mat?rialistes sont confondus : le libertin n'est plus seulement le membre d'une secte, mais tout esprit irr?ligieux.

Cette signification p?jorative s'accentue au cours du XVIIe si?cle, o? se d?veloppe, dans la sp?culation philosophique, le mouvement dit "libertin", regroupant autour de Cyrano de Bergerac, des ath?es, des d?istes et des libres penseurs. Ce sont eux que d?nonce Bossuet par exemple ou, ironiquement, Moli?re dans Tartuffe . C'est aussi le portrait de Don Juan, ?mancip? de l'?glise et bafouant toute morale. Parce que l'impi?t? est source d'immoralit?, le libertin d'esprit est donc en m?me temps un libertin de m?urs, un d?bauch? et un d?prav?, puisque l'incroyant ne saurait avoir de morale.

Cependant le protestant Pierre Bayle, en 1683, dans les Pens?es diverses sur la com?te , vient rompre cette antique alliance entre religion et morale en soutenant que les ath?es eux-m?mes peuvent ?tre vertueux. Bayle s?parait ainsi religion et ?thique, libertinage d'esprit et libertinage de m?urs. Apr?s Bayle, l'esprit fort et le libre penseur deviendront ceux qu'on appellera les "philosophes". Ceux de ces philosophes qui sont des ? extr?mistes ? pr?nant l'anarchie et le refus total de la soci?t? seront qualifi?s de ? libertaires ?. Tandis que le libertinage d?signera, ? travers des acceptions de plus en plus impr?cises, toute frivolit? et ?voquera d?vergondage et dissipation.

Quoi qu'il en soit, sous quelque forme qu'il se pr?sente, le libertinage, conserve quelque chose de transgressif, le libertin ne s'accomplissant qu'en infraction avec les principes cens?s garantir le bon fonctionnement de la soci?t?.

M?me r?duit ? l'?mancipation sexuelle, au d?vergondage des m?urs, il demeure une entreprise d'affranchissement, ne serait-ce que par la r?habilitation du plaisir contre les interdits sociaux et religieux.

Aujourd'hui, m?me si les id?es ont ?videmment ?volu? avec les ?poques, le libertinage reste dans ce sch?ma : les esprits forts sont des philosophes (libertins), ?ventuellement libertaires. Tandis que l'on qualifie de libertins ceux qui sont ?loign?s des sch?mas classiques de la soci?t? et sont sexuellement ?mancip?s.


Et aujourd'hui ?


Aujourd'hui, on pourrait donc d?finir le libertinage (mais il y a-t-il une raison ou un besoin de le d?finir ?) par une relation avec les autres qui est bas?e sur d'autres principes de vie que les principes, lois, r?gles, ?ducations applicables ? tous dans une soci?t? dite ? normale ?.

Cela signifie-t-il que les libertins sont des marginaux ou des hors-la-loi ?

Non, les libertins aujourd'hui ne forment ni une secte, ni une religion nouvelle, ni un club ferm?, ni un groupuscule dont il faut ?ventuellement se m?fier. Les libertins sont simplement des personnes qui ont choisi de vivre leur vie de mani?re un peu diff?rente, sans se pr?occuper du carcan th?orique impos? par ? la bonne soci?t? ? et ses r?gles. Un libertin va donc, par exemple, suivre ses propres sentiments face ? la religion (cela ne signifie pas ?tre ath?e ou la?que) en refusant de suivre des r?gles qu'il trouve anormales ou illogiques ; ne pas adh?rer aux r?gles dites de ? bonne ?ducation ? par des gens qui pr?nent ces r?gles comme incontournables pour ? vivre normalement en soci?t? ?, etc.

Et, bien ?videmment, le libertin va pratiquer une certaine ?mancipation des m?urs, telle qu'il la jugera convenable pour lui. Par exemple, il va consid?rer qu'avoir un rapport physique avec un autre partenaire que le sien est normal si ce partenaire est au courant et accepte ce rapport, et est autoris? ? agir de m?me ? l'inverse. C'est donc une recherche de la libert?, sans s'arr?ter aux r?gles fix?es par d'autres personnes qu'eux, et sans pour autant outrepasser la Loi.

? J'aimerais croire encore a la libert? totale, sans r?gle et sans entrave, mais voil? j'ai pass? l'?ge, et j'ai appris que la libert?, la vraie, passe invariablement par des r?gles et des limites, sachant que la libert? de l'un s'arr?te o? commence la libert? de l'autre. ?

En clair, un libertin a AUSSI des r?gles de vie, des limites qui fixent les r?gles du jeu. La vraie diff?rence est que ces r?gles libertines ne sont pas les m?mes que celles dites ? les bons usages ?, ? les bonnes m?urs ?, etc. par exemple. Les ? r?gles libertines ?, parfois appel? ? le contrat libertin ?, c'est loin d'?tre un concept nouveau, c'est l'accord tout simple entre des individus sur les modalit?s de leurs interactions; codifier les termes d'une relation, sentimentale ou non, sexu?e ou non, en fonction des besoins et des envies des parties concern?es.

En ce sens, l'union libre est un contrat libertin, tout comme, en th?orie, le couple monogame et, ? la limite, le mariage qui peut ?tre une forme de contrat libertin, a condition d'?tre r?fl?chis et construits au terme du dialogue, et non choisis comme pis-aller au milieu des contrats tout faits que la plupart des soci?t?s, violemment contr?l?es ou influenc?es par les doctrines monoth?istes, nous imposent.

Un contrat est un accord plurilat?ral o? chacun des signataires approuvent LIBREMENT et SANS CONTRAINTE les termes du contrat, les r?gles et les limites que chacun s'impose et donc impose ? l'autre avec son accord. Le libertinage dans la relation ? l'autre est possible, et infiniment souhaitable. Mais a trois ? Quatre ? Au sein d'un groupe ? Au sein d'une soci?t? qui ali?ne ses ?lectrons libres ?

Le contrat libertin offre, dans ce contexte, de vivre librement sa vie, d'en profiter sans limite et ainsi de construire avec son partenaire qui fait de m?me une vie o? les seules et uniques vraies limites que l'on a ? respecter sont celles que l'on s'est fix?es soi-m?me sans aucune contrainte quelle qu'elle soit.

Choisir pour soi une libert? qui volontairement limit?e (et c'est discutable) peut para?tre comme une forme d'hypocrisie, mais il ne faudra pas la confondre avec l'hypocrisie quotidienne des relations "extra-conjugales" et autres tromperies coupables et destructrices. A hypocrite, menteur et demi : l? o? le libertin (prudent, voire intelligent ?) choisit et respecte un contrat qui ne l'emp?chera pas de vivre librement y compris des exp?riences sexuelles, l'autre viole un contrat qu'il a accept?, m?me s'il ne lui convenait pas.

Qu'on ne se m?prenne pas, nous ne disons pas que le libertinage pratique consiste ? se marier, ?tre fid?le, faire des enfants et se sacrifier quotidiennement ? l'autel de m?tro-boulot-dodo. Ce n'est pas la seule option, et quand bien m?me ?a le serait, cela n'emp?cherait en rien d'?tre libertin.

Car dans une soci?t? r?gie par l'apparence, fusse-t-elle trompeuse, la (vraie ?) libert? n'est pas tant dans les actes que dans la perception et la r?flexion que chacun a sur ses actes.

Le libertinage est avant tout une philosophie de vie qui pousse les libertins ? vivre ? leur mani?re, librement, et en profitant de la vie, et de ce qu'elle offre d'agr?able. Cela ne veut pas dire que les libertins s'obligent ? respecter leurs propres r?gles b?tement. Les libert?s qu'ils s'offrent sont r?fl?chies de mani?re, pour un couple tout particuli?rement, ? atteindre l'?panouissement du couple dans son tout par le libre ?panouissement des deux partenaires individuellement (et en couple), chacun ?tant parfaitement conscient du cadeau qu'i offre ? l'autre pour atteindre l'objectif commun.

source : Oukokiner

Les commentaires appartiennent à leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leur contenu.
Auteur Conversation
coincoin
Posté le: 7/8/2007 10:30  Mis à jour: 7/8/2007 10:30
Canard d'honneur
Inscrit le: 31/3/2006
De: France - île de france
Envois: 9358
 Re: L'origine du Libertinage
un peu d'histoire ca ne mange pas de pain
ddds
Posté le: 7/8/2007 11:12  Mis à jour: 7/8/2007 11:12
Canard Laqué - Certifié (Annonce fiable)
Inscrit le: 7/9/2006
De: France - île de france
Envois: 94
 L'origine du Libertinage
c'est pour cela que depuis que je suis libertin...

....j'ai plus peur d' "?picure"...


la ds qui aime bien aussi les infirmi?res
Loup_et_louve
Posté le: 8/8/2007 13:32  Mis à jour: 8/8/2007 13:32
Canard Laqué - Certifié (Annonce fiable)
Inscrit le: 30/9/2006
De: France - Provence côte d azur
Envois: 210
 Re: L'origine du Libertinage
Ton article, Coincoin tr?s document? et int?ressant nous a donn? envie de poursuivre la r?flexion, en ?vitant si possible les r?p?titions avec ton texte ?rudit.

Nous allons donc nous permettre de d?velopper sous deux autres angles qui nous paraissent compl?mentaires :
1- Libertins et soci?t?
2- Les relations de dominance dans les soci?t?s.

1 ? Libertins et soci?t? :

Il est vrai qu?historiquement les libertins peuvent ?tre class?s au moins sous deux angles : les libertaires (contestation totale de la soci?t?) et les libertins qui repr?sentent une certaine prise de distance avec les m?urs v?hicul?es essentiellement par les religions, les sectes, notamment (pas exclusivement) dans le domaine du comportement sexuel.
Dans ce second sens l?id?e de briser un tabou n?est-elle pas un ?l?ment important ? Pas si s?r?pourtant : Le libertinage est souvent une marque d?acceptation tacite du fonctionnement de la soci?t?, qu?elle soit de type traditionnelle ou moderne, en cr?ant un espace de libert? permettant d?exprimer certaines inhibitions inh?rentes ? toute civilisation. N'?est-ce pas un peu le m?me r?le que la soupape d?une cocotte minute ? D?ailleurs les personnages les plus ?minents, int?gr?s au plus haut niveau de la soci?t? dans laquelle ils vivaient, ont pratiqu? le libertinage : rois, empereurs, pr?sidents de la r?publique, intellectuels, artistes, philosophes, scientifiques, etc.
Pourtant ce ne furent pas les seuls : en France, y compris dans la paysannerie jusqu?au milieu du XIX?me si?cle, changer de partenaire ou en avoir plusieurs ? la fois, ?tait fr?quent. Beaucoup d??tables, de meules de foin, mais aussi d?arri?re boutiques des villes pourraient en t?moigner.
La haute bourgeoisie du XIX?me si?cle, propri?taire terrienne et industrielle, avait des enfants non reconnus aussi nombreux que ceux des monarques dans les si?cles pr?c?dents?.comme ? l??poque de Kaamelott et des orgies romaines.
? partir du moment o? il a fallu d?placer les populations paysannes ?parpill?es pour les faire entrer dans la fabrique, et surtout l?usine, le mariage monogame et d?finitif devenait une r?gle incontournable ? faire respecter, pour ceux qui devenaient des ouvriers : une vie r?guli?re ?tait indispensable pour que le matin :
- d?un c?t? l?homme soit ? l?heure, repos? et sobre pour l?embauche,
- et de l?autre que sa femme l?gitime au foyer d?une part assure le repos du travailleur apr?s sa dure journ?e de labeur, d?autre part soit disponible pour la reproduction saine de la main d??uvre des g?n?rations suivantes.
Parce qu?il fallait fixer et non flexibiliser, le patronat paternaliste construisit des villages industriels ? loyers mod?r?s, avec cr?ches, lieux de culte et de divertissements ? sains ? (terrains de sports). Il finan?a des retraites afin que les enfants du travailleur puissent prendre la rel?ve de son p?re, chez un patron qui prenait soin de ses parents.
Le libertinage ouvrier devint beaucoup plus difficile ? pratiquer dans l?enceinte close de l?usine/village, m?me s?il exista probablement toujours.
Dans nos soci?t?s dites modernes, sous-entendues libres, nos comportements sont tr?s surveill?s, parfois plus que dans bien des soci?t?s de type traditionnelles. Ce sont essentiellement les formes du contr?le qui varient, pas le concept du contr?le.
La question que nous nous posons est la suivante : pourquoi ce besoin de transgresser des soci?t?s par ailleurs accept?es et dans lesquelles la plupart des populations agit consciemment ou inconsciemment, pour leur p?rennisation ?

2- Les relations de dominance dans les soci?t?s.

Nous faisons partie de ceux qui croient que nous sommes essentiellement les autres. Expliquons notre point de vue : Un enfant qui va vivre les premi?res ann?es de sa vie hors de tout autre contact avec d?autres ?tres humains, ne saura ni marcher, ni parler? Il restera animal et ne deviendra pas un Homme au sens g?n?rique. Nous sommes tous d?origine animale : nous avons un syst?me nerveux, contrairement aux plantes?
Or un syst?me nerveux ne sert pas ? penser, mais ? se d?placer dans un espace? pour agir.
Alors, excusez-nous par avance (ou zappez ), nous allons faire un d?tour par le fonctionnement sommaire du cerveau afin de mettre en ?vidence quelques liens dans notre construction sociale et mentale.
a) Notre cerveau peut se d?composer en trois parties :
1 -Le cerveau dit ? reptilien ? qui sert ? pr?server nos pulsions vitales : consommer : boire, manger, copuler.
2- La seconde partie du cerveau enregistre : c?est la m?moire : elle va se construire ? travers ce que l'exp?rimentation va nous apporter d?s notre plus jeune ?ge : plaisir ou souffrance.
Ces savoirs sont construits ? partir de notre rencontre avec notre environnement au sens large : social, ?conomique, culturel, bref avec les autres. Notre comportement en sera impr?gn? tout au long de notre vie. Il nous enseignera une hi?rarchie des valeurs ? retenir.
3- Puis, une troisi?me partie du cerveau (le cortex c?r?bral) articule ? travers un discours dit logique, l?imbrication des deux parties pr?c?dentes : celui de notre conscience, c?est ? dire le langage qui est un m?dia : la partie immerg?e de l?iceberg.
b) Comportements et inhibition :
D?une autre fa?on, nous pourrions ?crire de fa?on sch?matis?e que les deux premi?res parties de nos cerveaux repr?sentent l?inconscient et la troisi?me, le conscient.
Toutes nos pulsions d?actions animales primaires, s?int?riorisent dans notre inconscient, car la probl?matique dans une soci?t? est : ?comment pr?server la survie du groupe ? ?
En effet, l??tre humain ne peut plus maintenant et depuis d?j? longtemps assurer ? lui seul sa survie. Il a besoin des autres pour vivre. Il ne sait pas tout faire et il n?est pas polytechnicien.

Comment cela s?articule-t-il par exemple, dans une relation D/s ludique dans laquelle il nous arrive, ma louve et moi, de nous aventurer ? Plus on est attentif ? l?autre, moins on a de chance d??tre manipul?. Pour prendre quelque ascendant, il vaut mieux bien conna?tre l?autre, qu?une quelconque d?finition de la domination.

Platon, a montr? la d?pendance de l?esclave ? son ma?tre, mais aussi de l?inverse, ce qui complique quelque peu les donn?es. ?tonnant, non ?

Mais ce besoin de dominance s?applique-t-il de nos jours, hors du microcosme sm ? C?est, de notre point de vue, la base de toute soci?t? organis?e. D?ailleurs la plan?te que l?on nous pr?sente depuis des si?cles ? ? l?endroit ?, est toujours celle que l?on nous pr?sente : On enseigne au petit de l?Homme, ? ne pas faire caca dans sa culotte, ? faire pipi dans le pot et puis tr?s rapidement on lui enseigne comment il doit se comporter pour que la coh?sion du groupe puisse exister. On lui apprend :
- ce qui est beau,
- ce qui est laid,
- ce qui est bien,
- ce qui est mal,
- on lui dit ce qu?il doit faire...
On le punit ou on le r?compense... QUELLE QUE SOIT SA PROPRE RECHERCHE DU PLAISIR, uniquement en fonction du jugement port? sur son action qui sera conforme ou non ? la survie du groupe.
La relation de dominance existe l? de fa?on permanente, mais elle est camoufl?e, int?gr?e, assimil?e, inconsciente. Il ne s?agit pas de mesurer o? se situe notre plaisir, notre souffrance ou, ? comment souhaitons-nous agir ? ?, il va s?agir de se comporter en fonction de crit?res bien diff?rents et qui vont entrer souvent en contradiction avec les pr?c?dents : RECOMPENSE et PUNITION.

Exemple soci?tal concret : Un salari? licenci? de son entreprise, alors que celle-ci r?alise d??norme b?n?fices, aura une pulsion (plaisir/souffrance) d?aller casser la figure au PDG?ou aux actionnaires principaux.
Pourtant il va se contenir en fonction d?autres valeurs impr?gn?es (r?compense/punition), et cela peut aboutir ? un mal ?tre.
Dans nos soci?t?s, ces pulsions plaisir/souffrance sont refoul?es depuis notre enfance et remplac?es par les valeurs r?compense/punition. Dans le cas o? nous c?derions ? notre pulsion primaire dans l?exemple donn? ci-dessus, ce sont les repr?sentants de la force publique qui interviendraient pour les stopper.

Nous souhaitons signifier que notre pulsion d?action refoul?e, si elle ne se transforme pas en agressivit? m?me inefficace, va se transformer en une attitude de fuite, si celle-ci est possible. Mais parfois elle est impossible : reste l?inhibition et sa cons?quence : le mal ?tre.
Ce qu?il faut bien retenir et comprendre ? notre sens, c?est que la notion de Bien est de Mal dans une soci?t?, sera jug?e ? travers le prisme : r?compense/punition, et non en fonction des notions de : plaisir/souffrance.
c) Frustrations :
Une mine de frustrations concourt donc ? des somatisations, des d?pressions, des angoisses, des cancers, des maladies psychosomatiques, etc. Les lecteurs curieux peuvent aller consulter ? ce propos les travaux du professeur Henri LABORIT (Chirurgien - biologiste comportemental. 1914 ? 1995) ou voir ceux mis en sc?ne par le cin?aste Alain RESNAIS de ? Mon oncle d?Am?rique ? ? ? On conna?t la chanson ??
Pour conclure ce trop long chapitre, ajoutons : si conna?tre les lois de la gravitation, ne permet pas de s?en affranchir... il a ?t? n?cessaire de les conna?tre pour aller sur la lune.
De m?me, avoir quelques notions sur le fonctionnement de notre cerveau, permet, non pas de modifier son fonctionnement, mais dans certaines situations de rester plus lucide, pour que les relations entretenues entre les uns et les autres soient?pacifi?es.
Ne suffit-il pas encore aujourd?hui de regarder l??tat de la plan?te et des multiples conflits en cours ou potentiels? pour s?en convaincre ? La violence existe depuis des mill?naires et n?a rien de moderne.

La particularit? pour nous, d?une relation libertine dans l?acception D/s du terme, clairement pos?e et librement accept?e par des partenaires adultes, est justement sa capacit? ? mieux se lib?rer pour lire et agir sur les dichotomies
- plaisir/souffrance
- punition/r?compense.
Celles?ci sont masqu?es et entrem?l?es dans les soci?t?s par d?autres codes, d?autres valeurs g?n?rant des frustrations, des inhibitions.

M?me si nous comprenons que cette approche soit per?u par d?autres libertins comme malsainne ou incompr?hensible, il s?agit d?une des facettes du libertinage existant depuis des si?cles, notamment d?crit sous une forme litt?raire en France par le marquis de Sade, au XVIII?me si?cle.
Coquin_Coquine
Posté le: 8/8/2007 14:34  Mis à jour: 8/8/2007 14:34
Chef Canard - Webmestre
Inscrit le: 22/4/2007
De:
Envois: 6342
 Re: L'origine du Libertinage ----> loup et louve
Merci docteur pour cette consultation !!!

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